Visserslaan Noord (Avenue des Pêcheurs / Nord)
Avant de prendre à gauche vers l'Avenue des Pêcheurs (Visserslaan) nous observons encore quelques villas du côté gauche de cette avenue.
Au coin se situe la villa "La Tourelle" (à l'origine "St-Jean"). L'architecte en est Joseph Viérin, l'architecte réputé de la reconstruction de Nieuport et de Dixmude après la première guerre mondiale. Bien malheureusement cette villa fut mal transformée (cf. une tour d'un diamètre supérieur ; peinture blanche ; le portique couvert d'autrefois a été muré). A comparer à la villa suivante. Auparavant elles étaient toutes deux aussi belles l'une que l'autre.
Un peu plus éloignée de la mer nous voyons la villa joliment restaurée "St-Vincent" (auparavant "La Pouponnière"). Ici vous remarquez très nettement les accents de la néo-renaissance flamande de l'architecte Joseph Viérin. Les petits pignons à redans, les croisées, et les châssis oblongs sont typiques ici. L'aspect d'origine fut fort bien préservé dans le cas présent. Le médecin Abel De Wulf habita ici en tant que propriétaire (deuxième bourgmestre 1933-36 de La Panne, décédé en 1936). Auparavant (après la première guerre mondiale) elle fut habitée par les Sours Portugaises, qui séjournaient précédemment dans la villa "St-Joseph" du Baron Mulle de Terschueren.
Un peu plus loin une villa sans nom d'une date plus récente et ne figurant pas sur la jolie carte postale ci-jointe. L'habitation est en bon état mais n'a aucune valeur architecturale significative. Toutefois l'habitation soutient honnêtement l'image des constructions du quartier Dumont.
A l'angle de l'Avenue des Pêcheurs (Visserslaan) nous voyons la villa "Pan", projet de l'architecte Alexis Dumont (1911). Le nom ne figure plus sur la façade mais le bas-relief à gauche de la porte d'entrée ne le démentira pas.
Remarquables les ancrages de façade ayant une fleur comme motif. La décoration de l'oil-de-bouf est bien jolie également (cygne en fer forgé).

Au coin opposé nous avons les villas jumelées "Aline" et " Sinjoorke" datant de 1903. Vraisemblablement une réalisation des architectes Albert et Alexis Dumont. L'un des rares cottages de style Français. La villa "Doll" dans le Sentier des Hautes Dunes (Hoge Duinenweg) constitue un autre exemple. Toit rénové, en ardoises.

Un peu plus loin les villas jumelées "Claire" (à l'origine "Betsy Cottage") et "Stormvogel" (à l'origine "La Joyeuse") datant de 1899. Architecte Joseph Viérin. La partie de gauche reçut bien malheureusement un crépi et fut peinte en blanc. D'autre part, l'escalier extérieur d'origine (en briques) du côté gauche a été remplacé par un escalier en bois peint en blanc. A cause de ces interventions la monumentalité fut quelque peu perdue. Heureusement, les volets en bois y sont toujours, contrairement au côté gauche. A gauche au sous-sol (sous l'entrée) une fenêtre fut ajoutée. Celle-ci dans le même style que les autres fenêtres, sauf que cette fenêtre n'a pas d'arc en briques coiffant celle-ci. La partie du côté droit fut restaurée à fond (ravalement de façade) et reçut à l'arrière une annexe contemporaine nullement dérangeante. Il serait toutefois plus indiqué que les châssis de fenêtre soient refaits en bois et repeints dans les couleurs d'origine. .

Maintenant nous voyons ici un cottage de style "pêcheur", notamment la villa "Kinkankhoorn". Vraisemblablement de l'architecte Joseph Viérin. Le maître d'ouvrage en 1887 fut le sculpteur mondialement renommé Jules Lagae (1862-1931). (voir son effigie en médaillon sur la terrasse). En hiver les enfants venaient ici dans le jardin viser les bustes de femme avec leur lance-pierre (fronde). D'où le sobriquet moqueur de "tette-villa".(villa "téton"). Cette villa était l'image réfléchie de la villa voisine "Zeemarmine" (démolie subrepticement, et remplacée actuellement par une extension de l'hôtel avoisinant) à front de l'Avenue des Dunes (Hoge Duinenlaan). La restauration minutieuse réalisée par l'ancien champion de char à voile Robert Demuysere est très fidèle à état d'origine. L'intérieur est caractérisé par l'utilisation multiple de bois, notamment de pitchpin, tout comme les boiseries extérieures. L'aménagement de l'habitation a été réalisé en pitchpin, et le poêle ainsi que les carrelages de l'âtre sont toujours d'origine. Actuellement la décoration de la maison est constituée de nombreuses ouvres d'art, notamment de Frans Van Immerseel et de Jules Lagae, ainsi que de curiosités concernant La Panne.
Remarquez la hampe à drapeau dans le jardin (mât provenant du char à voile de l'aviateur- pilote de la première guerre mondiale et Chevalier, Willy Coppens de Houthulst). 

Dans l'essai de licence inédit de BRAN Abel, " L'ouvre d'Albert Dumont à la Panne" , mémoire I.S.A.C.F. La Cambre, 1994 page 2 de l'avenant, l'habitation fut attribuée à l'architecte Albert Dumont.

Sur la base de comparaison de styles il semblait plutôt plausible d'attribuer la demeure à l'architecte Joseph Viérin. Une preuve indirecte de cette probabilité fut trouvée dans l'essai de licence inédit de WITDOUCK G., "De architect Jozef Viérin (1872 - 1949), een monografie", R.U.G., 1983, p. XVIII. Y figure la mention d'une habitation réalisée pour Jules Lagae par Joseph Viérin. Jules Lagae était le donneur d'ordre pour quatre demeures dans le quartier Dumont : la villa jumelée "Little Farm" et les deux demeures identiques "Zeemarmine" dans l'Avenue des Dunes (Duinenlaan, actuellement Hoge Duinenlaan) et "Kinkankhoorn" dans l'Avenue des Pêcheurs (Visserslaan).

La villa jumelée "Little Farm" peut être attribuée avec certitude pour ainsi dire à l'architecte Albert Dumont. Par conséquent seules les deux demeures identiques "Zeemarminne" et "Kinkankhoorn" peuvent être de la main de l'architecte Joseph Viérin. La vérification du style confirme cette conclusion.

Que les quatre demeures soient à classer comme étant des cottages de style "pêcheur" tout en étant quand même de deux auteurs différents, peut s'expliquer de façon plausible par le souhait du donneur d'ordre lui-même. La façade côté nord où le toit boiteux s'arrête à cinquante centimètres du sol. Ceci rappelle les constructions primitives tout au long de la côte; notamment les maisonnettes de pêcheur où ceci était également à l'ordre du jour et où le toit boiteux faisait fonction de protection contre le vent du nord.

Là où il y a un restaurant actuellement il y avait auparavant la fort imposante villa "L'Enclos". Mais malheureusement négligemment peinte en blanc, et la façade sérieusement modifiée de sorte que la villa a perdu beaucoup de sa splendeur d'antan. A droite il y avait une belle galerie-terrasse se terminant au niveau de la terrasse principale au-dessus de l'entrée principale. Cette terrasse était l'élément central, accentué par deux grands contreforts. A voir la photo, la villa était peinte en blanc également déjà à l'époque

A l'endroit où se situe actuellement l'hôtel "Iris" existait autrefois la fort belle villa " L'Oiseau Bleu ". (dénomination désignant le logo familial, un oiseau en bleu clair ; toutes les boiseries étaient peintes en bleu clair également). C'était l'un des endroits les plus privilégiés de tout le quartier : vue sur mer, villa isolée à 4 façades, et à l'écart de cette Digue de Mer à la vie trépidante.
Het is dan ook in deze villa dat Albert Dumont komen wonen is vanaf 1903. (van zijn 50 jaar tot zijn overlijden op 67jaar) Vooraan op de balustrade van zijn terras hangde hij wisselende sreuken; ook Nederlandse zoals "Oost West Thuis Best". In zijn initiële urbanisatieplannen had A. Dumont de driehoek tussen Visserslaan, Bortierlaan en de Hoge Duinenlaan, ingekleurd als het gebied met de grootste villakavels (dubbel zo groot als nu) .
Gustave Remy (gehuwd met Myriam Dumont, kleindochter van André Dumont) had zijn architectenbureau aan de kant van de Visserslaan. De villa was blijkbaar in 2 delen verdeeld was want aan de andere kant (ingang aan de Hoge Duinenlaan) woonde madame Poplimond. Gustave Remy schijnt ook een bijzit gehad te hebben. Er was een gezegde in de tijd die de ronde deed in De Panne: "Do Do Re Mi avec madame Levi".

De l'autre côté du Boulevard de Dunkerque (Duinkerkelaan) nous avons encore quelques fort jolis cottages accolés qui sont typiques pour la transition entre le style exubérant des villas de la Digue de Mer (Zeedijk) et les cottages isolés de la partie interne.
La villa du coin fut reconstruite. A côté il y avait la villa "Le Petit Poucet" d'Anne-Marie Limbosch-Dumont.
La villa suivante à droite est la villa " Les Panicauts", datant de 1913, réalisation des architectes Albert & Alexis Dumont. A part les fenêtres rénovées au niveau du sous-sol et la disparition de la pointe de la tour, cette demeure a conservé son état primitif. Ici vécut André Dumont, l'un des 13 enfants de l'architecte Albert Dumont


De l'autre côté à gauche, "Kerr Jeannic". Également un cottage urbain d'influence Art Nouveau. Cette villa devint en 1912 (jusqu'en 1920) la propriété de Léon Ottenheim, photographe amateur fort connu, demeurant à Versailles. C'était un cousin de l'architecte Albert Dumont. Nombre de belles photos relatives au quartier Dumont parurent dans le livre "Lumières de verre" de Martine Lani-Bayle, sa petite-fille (2007) (photo ci-dessous à droite).
Dans ce livre (disponible à la bibliothèque publique de La Panne) il y a deux beaux fragments de texte :
- Villas durant les années de guerre. LISEZ>>>
- Article sur Albert Dumont (cousin de Léon Ottenheim) et les chars à voile de Benjamin Dumont. LISEZ2>>>

Deux maisons plus loin, la villa "Loulou". La demeure bénéficia en 2002 d'un coup de peinture et est fort bien entretenue. L'état primitif fut bien conservé.
A côté, la villa "Kim". La photo représente l'aspect en 2001. Malheureusement, entre-temps le crépi de teinte rose fut repeint en blanc, le crépi rouge dans les pseudo colombages fut enlevé et les châssis de fenêtre du rez-de-chaussée furent remplacés par des châssis à petits-bois. Cette dernière modification rapproche l'aspect de la villa de son état primitif. La demeure semble être fort bien entretenue, tout en respectant les couleurs et les matériaux, par exemple le respect des pseudo colombages non repeints
  Au coin en face il y avait la villa de Maurice Calmeyn (petit-fils de Pierre Bortier et gros propriétaire terrien). Il affichait à sa villa des recommandations pour les touristes : ne pas salir les dunes et ne pas cueillir de fleurs. Sur la photo de droite vous voyez également le premier casino (bâtiment en bois, disparu dans les flammes en 1912)

Le coin opposé abrite actuellement un commerce de location de vélos "Le Tour". La travée d'angle est accentuée par une tour polygonale, avec couronnement de la pointe. Cette villa aurait eu beaucoup à souffrir de la deuxième guerre mondiale et la restauration n'est pas tellement réussie. Le propriétaire actuel a l'intention de restaurer cette villa durablement dans sa splendeur d'antan.

 

1/3/08