Dumontlaan Est (Avenue Albert Dumont / Est)

Déviant un peu de notre itinéraire, nous apercevons à droite de l' "Hôtel du Parc" la villa "Jami" (1913), fort bien entretenue. Cette fois-ci il ne s'agit nullement d'une œuvre de l'architecte Dumont mais de l'architecte Pierre Devos, de Gand.

Nous repartons en direction de l'église Notre-Dame
A notre gauche, au coin de la rue, la jolie villa de style bateau "Nano-Nanine" (voir Avenue des Pêcheurs). Et puis en face, la villa d'un médecin fort bien connu autrefois, le Docteur Vandaele (1936), de style moderniste et avec une petite tour élégante

A gauche, une vue depuis le Sentier des Lapins (Konijnenweg) en direction de la mer.
A notre droite nous remarquons le petit monument en forme de banc de repos en l'honneur de l'architecte Albert Dumont , créateur de la plage de La Panne, et affichant son effigie dans un médaillon. Réalisation de l'artiste De Rudder.
L'architecte Albert Dumont s'établit à La Panne en 1903 après avoir élaboré des plans d'urbanisation pendant 15 ans. Il a réalisé également le plan de lotissement pour la ville de Hardelot (France), et fut l'architecte de l'hôtel de ville de Saint-Gilles (banlieue de Bruxelles).
Lors de l'inauguration du petit monument, en 1926, le texte suivant a été lu : "...A lui, l'honneur d'avoir sauvé La Panne de la banalité, d'avoir su s'opposer à la rapacité des propriétaires en leur faisant refuser le droit de s'emparer de tout terrain disponible en les obligeant à laisser autour des chalets de gracieux jardinets."
A gauche du petit monument , la villa "Ma Tocade".

A gauche, tout juste avant d'arriver au Sentier des Lapins (Konijnenweg), nous pouvons voir les fort jolies villas jumelées "Zonneweelde" et "La Roche" (1913) des architectes Albert & Alexis Dumont. La forme lyrique du pseudo-colombage révèle le fait que ce colombage n'a qu'une fonction décorative.
Dans la villa du coin fut élaborée la stratégie en vue de l'inondation contrôlée de la plaine de l'Yser au début de la première guerre mondiale.

A notre gauche, à l'angle du Sentier des Lapins (Konijnenweg), la villa "Louky" (1925), de l'architecte pannois Oscar Vermeesch. Belle balustrade "art nouveau". Dommage que tout ait été recouvert d'une peinture "blanc" de telle sorte que la cheminée et le colombage décoratif ne sont plus mis en valeur.
A droite, à l'intersection avec l'Avenue Bortier, les villas jumelées " Chez Bonne-maman / Chez Bon-papa". Même en 1924 l'architecte Alexis Dumont réalisa encore des villas à La Panne. Les jolies inscriptions affichant les noms des villas sont également un peu trop surchargées de peinture, diminuant ainsi leur qualité. L'intérieur, principalement, est en cours de rénovation intégrale. A l'extérieur, peu de modifications. Nouvelle toiture (également "Bon-papa" à droite), la maçonnerie de la partie supérieure sera débarrassée de toute peinture. Peinture "ocre" probablement, tout comme la villa "La Tournette" ( il paraît que c'était la couleur d'origine ).

A l'autre coin, la villa "La Tournette". Les architectes, les époux Gustave Rémy et Myriam Dumont ont construit celle-ci à titre d'habitation personnelle avec bureau d'architecture (construction 1926-1927). Deux façades parallèles aux deux avenues, et au coin une tour ronde avec flèche pour attirer l'attention. Grâce à son emplacement sur un coin la pénétration de la lumière dans les chambres de cette tour cylindrique est d'une beauté étonnante en raison de la variation de la luminosité et de l'angle de pénétration des rayons lumineux. Accessoirement il y a bien entendu la vue sur les cottages environnants qui est englobée dans l'ensemble.

A l'autre coin, la villa "La Tournette". Les architectes, les époux Gustave Rémy et Myriam Dumont ont construit celle-ci à titre d'habitation personnelle avec bureau d'architecture (construction 1926-1927). Deux façades parallèles aux deux avenues, et au coin une tour ronde avec flèche pour attirer l'attention. Grâce à son emplacement sur un coin la pénétration de la lumière dans les chambres de cette tour cylindrique est d'une beauté étonnante en raison de la variation de la luminosité et de l'angle de pénétration des rayons lumineux. Accessoirement il y a bien entendu la vue sur les cottages environnants qui est englobée dans l'ensemble. Cette villa se trouvait dans un état fort négligé (voir photo de gauche) mais fut restaurée en 2004-2005 de façon remarquable par l'architecte Philippe Delacauw (toiture en ardoises naturelles, et où essentiellement la rénovation de la couverture de la flèche de la tour exigeait un professionnalisme de rigueur ; travaux de peinture).
Cette habitation unifamiliale avec partie professionnelle fut transformée en 2 appartements comprenant respectivement 3 et 4 chambres à coucher. L'escalier d'origine fut conservé intégralement et sert d'accès à l'appartement du dessus.
Rien ne fut modifié à l'extérieur. Les châssis d'origine, en pitchpin, ont été conservés. Les châssis de la tour cylindrique ont même des vitres arrondies. Un exemple de restauration réussie.

Sur un certain nombre de points l'habitation érigée ici s'écarte nettement du cottage typique et ne fait nullement partie non plus de cette catégorie, également en raison de l'époque de sa construction, les années vingt :

. tandis que le cottage attire surtout l'attention par l'utilisation de loggias, d'ornements en bois, de balcons, d'encorbellements décoratifs, etc., cette habitation est d'une finition plutôt sobre à l'extérieur, présentant des volumes rigides.
. le rythme dans la façade est défini intégralement par un jeu de briques, de baies vitrées, et de parties en crépi peint.
. l'utilisation de la brique jaune/rose en provenance de France, tandis que la plupart des cottages sont construits avec la brique jaune/brune typique de Nieuport.

Et en face, en hauteur, encore une villa fort imposante de l'architecte Albert Dumont : la villa "Tamarix" (année de construction ?; l'une des premières ?). Probablement de la famille Hebbelynck de Gand (Albert Dumont avait épousé Maria Hebbelynck, et c'était chez le frère de cette dernière qu'il fit l'apprentissage de sa profession). Actuellement, après le remplacement de la vieille haie de taxacées par une haie de troènes, la villa peut à nouveau être admirée "dans toute sa gloire" depuis la voie publique. La jolie terrasse du premier étage fut fermée par une paroi en verre. Très beau jardin en pente. Convient parfaitement aux évocations de la "belle époque" pendant les fêtes "Dumont".

06/09/08